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Vérification des dernières mesures et des données satellitaires avant l’expédition aux tourbières du Congo. Crédit : Greenpeace/Kevin McElvaney

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2020

Davenport, I.J., McNicol, I., Mitchard, E.T.A., Dargie, G.C., Ifo, S.A., Milongo, B., Bocko, Y.E., Hawthorne, D., Lawson, I.T., Baird, A.J., Page, S.E., Lewis, S.L. 2020. First Evidence of Peat Domes in the Congo Basin using LiDAR from a Fixed-Wing Drone [Premières preuves de dômes de tourbe dans le bassin du Congo utilisant un capteur LiDAR embarqué sur un drone à voilure fixe]. Remote Sensing. 2020, 12, 2196.

Premières preuves de dômes de tourbe dans le bassin du Congo utilisant un capteur LiDAR embarqué sur un drone à voilure fixe Résumé en langage clair

En février 2019 nous avons survolé avec un drone une vaste étendue de forêt marécageuse de tourbière dans le centre du bassin du Congo afin d’établir la toute première cartographie du relief de la tourbière. Ceci a confirmé la présence d’une forme en dôme, dont l’altitude est plus élevée au centre de la tourbière qu’aux bords. Cette forme est typique des tourbières qui se forment par l’accumulation de pluies élevées à la surface du sol, ce qui entraîne une décomposition lente de végétaux morts et la formation de la tourbe. Ces nouvelles informations nous aident à décrypter quels seraient les effets sur les tourbières de futurs changements environnementaux et d’affectation des terres.

Nos enquêtes de terrain avaient auparavant dévoilé l’existence de la plus vaste étendue de tourbières tropicales au monde dans le Congo central, stockant 30,6 milliards de tonnes de carbone. Même si nous étions convaincus que cette forêt marécageuse de tourbière est humide parce qu’elle est pluviale, plutôt que d’être humide à cause des apports d’eaux des rivières, la télédétection satellitaire n’a pas mis en évidence la forme de dôme typique des autres tourbières tropicales pluviales. En utilisant un drone à voilure fixe, qui s’est dirigé du bord vers l’intérieur de la tourbière, nous avons pu obtenir des mesures extrêmement précises de l’élévation du sol, à la précision centimètre, grâce à un altimètre laser, et identifier un dôme d’environ 1,8 mètres de haut.

La hauteur du dôme est moins importante que celle d’autres tourbières pluviales, qui avoisine les 20m en Asie du Sud-Est. Cette différence serait probablement due aux précipitations dans le centre du bassin du Congo, qui sont à peu près la moitié de celles de nombreuses tourbières tropicales en Asie du Sud-Est et ailleurs. Les expéditions à pied au fin fond de la tourbière, combinées aux données obtenues par le drone, montrent que cette zone de tourbières s’est formée dans un bassin peu profond de 3 à 4 mètres de profondeur et de 40 kilomètres de large. La formation initiale de la tourbe date d’au moins 10 000 ans, au moment où cette zone du monde est devenue plus chaude et plus humide, selon les datations par le radiocarbone des échantillons de tourbe.

2018

Dargie, G.C., Lawson, I.T., Rayden, T.J., Miles, L., Mitchard, E.T.A., Page, S.E., Bocko, Y.E., Ifo, S.A., Lewis, S.L. 2018. Les tourbières du bassin du Congo : les menaces et les mesures de conservation prioritaires. Traduction d’un article paru dans la revue Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change, disponible en ligne.

2017

Dargie, G.C., Lewis, S.L., Lawson, I.T., Mitchard, E.T.A., Bocko, Y.E., Ifo, S.A. 2017. Le complexe à tourbières dans le centre du bassin du Congo : âge, étendue et bilan de carbone. Traduction d’un article paru dans la revue Nature, disponible en ligne.

2016

Page, S.E. & Baird, A.J. 2016. Peatlands and global change: Resistance and resilience.  Annual Review of Environmental Resources. 41,pp.35-57.

2011

Page, S.E., Rieley, J.O. & Banks, C.J. 2011. Global and regional importance of the tropical peatland carbon pool. Global Change Biology. 17, pp.798-818.