L'avenir

Recueillir des idées des habitants de Lokoloma, RDC. Crédit : Kevin McElvaney / Greenpeace

Les tourbières sont-elles stables ?

Afin de faire des projections concernant l’avenir des tourbières, il faudra utiliser des modèles. Nous utiliserons les mesures effectuées par l’équipe de recherches afin de développer une version congolaise de DigiBog, un modèle qui simule le développement des écosystèmes des tourbières.

Sous la direction du Prof Andy Baird de l’Université de Leeds, DigiBog montrera la « croissance » ou la « destruction » des tourbières selon l’entrée de données, telles que la quantité de carbone qui s’ajoute au sol provenant des matières végétales mortes et du taux de décomposition de celles-ci.

Nous pourrons utiliser le modèle à simuler le déboisement, ce qui nous permettra d’évaluer l’effet de l’exploitation forestière sur le stock de carbone présent dans la tourbe. On pourrait également creuser des canaux virtuels de drainage, afin d’estimer la quantité de carbone qui sera rejetée dans l’atmosphère si la tourbe subit un drainage pour une plantation d’huile de palmier, par exemple.

Cependant DigiBog n’est pas adapté à l’usage au sein de modèles climatiques à l’échelle mondiale. Pour les réaliser, nous devrons nous associer aux efforts mondiaux de modélisation qui sont en cours. Nous améliorerons le modèle communautaire britannique de la surface des terres mondiales, appelé JULES (Joint UK Land Environment Simulator) de façon qu’elle inclue les tourbières tropicales. Ce travail sera conduit sous la direction du Prof Richard Betts de l’Université d’Exeter et du Hadley Centre du Met Office (le service officiel de la météorologie au Royaume-Uni).

Cela nous permettra d’examiner la manière dont les tourbières congolaises répondront à divers scénarios futurs de changement climatique. Ainsi nous pourrons répondre à la question fondamentale : ces tourbières sont-elles un nouveau point de déséquilibre au sein du système terrestre ?

 

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